Tu es là….et déjà je perçois que ton corps veut se fondre au mien…
Ça se sent ces choses-là…!
Cette fusion aux promesses d’extase, je la désire autant que toi…
Toi l’homme artiste, que je célèbre, que j’admire pour ton talent,
mais aussi pour ton cœur d’Artiste, tendre cœur, mon amant !
 
Sans autre langage que la  musique de deux âmes séduites,
je me fonds en toi et tu te fonds en moi jusqu’aux abîmes du silence ;
seul de mise ici, tant le sentiment est intense.
Les mots de ce silence sur mon cœur, se font lettre écrite.
Je ne souhaite pas être ailleurs qu’ici…!
 
Assis sur le banc du piano, tu joues le concerto que tu viens tout juste de terminer.
Aurais-je été la muse de ce chef d’œuvre que tu m’offres en cadeau ?
C’est trop ! Tant d’amour me touche et me fait pleurer.
Ça n’aurait pas été possible, de rêver plus beau, plus haut !
 
Puis tu prends doucement mon bras pour m’inviter à jouer à quatre mains.
Ma peau se perle sous les frissons…
Ému par ce duo, tu te lèves et tu restes debout derrière mon dos, ton ventre collé à moi.
Tes mains glissent de mes épaules vers mes bras, que tu caresses doucement, de haut en bas.
Tu te penches pour me murmurer à l’oreille, un chant aux invites sensuelles.
 
Ton souffle chaud sur ma joue, me bouleverse et m’appelle.
Mon cœur en chevauchée, bat sa cadence sur la veine de mon cou…
J’attends avidement que tu m’embrasses… partout.
Tes lèvres s’approchent des miennes pour les savourer…
Mon corps n’en peut plus de vouloir se donner…. te posséder.
 
Tu me soulèves en écartant mes jambes et je m’agrippe à tes hanches.
Tu me déposes sur le piano à queue …Docile, je m’y étends…
Je me laisse enivrer par la caresse de tes mains chaudes et tendres
qui se promènent sur moi, me plongeant dans une douce transe.
 
Sous tes gestes grisants, se moule mon corps devenu d’argile,
sous l’ impétuosité des notes de ta harpe virile, que tu glisses en moi …
Lentement …rapidement….et lentement encore,
dans l’attente de ma venue vers toi, orchestrant de main de maître
un concerto d’amour aux arômes d’ivresse.
Je m’enivre de toi …à en perdre la notion du temps.
L’aube nous a trouvés enlacés, assouvis…Heureux comme dieux et déesses.
 
Ce soir, ton absence m’est difficile à supporter….Trop difficile!
Ton parfum est resté imprégné sur mon piano, sur mes draps, sur ma peau, sur mon ventre…
Penseras-tu à moi, en ces pays étrangers, lorsque tu joueras notre concerto ?
 
En attendant que tu reviennes, pour encore te respirer, au piano je me suis assise.
J’ouvre délicatement la partition comme j’ai ouvert ta chemise…
Mes mains sur les touches dansent ton concerto.
Et là… nos âmes se rencontrent sur la portée des ondes
de ta musique qui parcourra désormais celle des mondes.
 
 

Manouchka ©

 
 
 
 
 
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