‘’ Il paraît qu’on sait qu’on est amoureux quand on ne peut pas dormir,
parce que la réalité est enfin supérieure à ses rêves…’’    auteur inconnu
 
J’ai peine à croire à ma chance.
Cette soirée à la Place des Arts où on y présentait le ballet ‘’ Giselle ‘’ restera mémorable…!
 
Les lumières avaient clignoté pour nous signifier la fin de l’entracte …
 » Reste encore un peu  » avais-tu dit d’un ton langoureux. Tu n’as pas terminé ton verre ‘’ .
Tu caressais mes doigts, embrassais la paume de main  sans me quitter des yeux.
‘’Quand tu me parles avec cette intonation, je perds tous mes moyens, avais-je dit. Tu as le don de te faire désirer. Tu sais exactement quoi faire pour me chavirer n’est-ce pas ?  »
 » J’aime ça » , avais-je murmuré à ton oreille avant d’en mordiller le lobe.
 
Le petit bar s’est peu à peu vidé …Les spectateurs regagnèrent leurs sièges, échangeant leurs commentaires sur le spectacle. Il ne resta plus que nous. Je t’interrogeai du regard, devinant que tu avais quelque chose de précis en tête.
‘’ Viens ‘’ me dis-tu, en agrippant brusquement ma main pour que je te suive.
 
Nous avons pris un couloir sombre qui menait jusqu’à une porte en bois sculptée.  Malgré l’écriteau sur lequel on pouvait lire ‘’ PERSONNEL AUTORISÉ SEULEMENT ‘’, nous sommes entrés.
Une petite salle à peine éclairée  où plusieurs costumes et accessoires de scène poussiéreux, traînaient un peu partout. Tu as rapidement fermé et verrouillé la porte.
Tes baisers délicats dansaient de mes épaules à mon dos pour ensuite valser jusqu’à mes reins.
Au contact de tes lèvres douces et chaudes, mon corps s’enflamma.
Encouragé par le désir que tu sentais monter en moi, tes mains se firent caressantes, audacieuses.
Mon cœur s’arrêta et je sentis mes jambes fléchir sous tes caresses.
Puis  tu m’a soulevée et portée à travers la pièce pour m’étendre sur le tas de coussins qui jonchaient le sol.
Nous nous sommes embrassés …différemment…longuement…comme une première  fois…
Je nouai mes jambes  à tes hanches et nous nous sommes envolés vers les cimes du plaisir.
Un spasme dans mon bas-ventre me fit mouiller…
‘’ J’ai tellement envie de toi ‘’ murmurais-tu, étourdi  de désir.  Tu as défait la fermeture éclair de ton pantalon, puis soulevé ma robe. Je me suis approchée de tes lèvres pour encore te goûter. Ce goût d’amour…Ce goût de toi que j’aime tant !
De loin nous parvenait la musique du Ballet Giselle qui, ce soir-là, n’était rien à côté de ce pas de deux que nous exécutions…!
Danser oui ….mourir d’Amour …oui …avec toi mon tendre aimé, jusqu’à nous perdre au bout de cette forêt de plaisirs …
Les   »Willis  »  ne peuvent rien contre moi…contre nous…!
Puis nous sommes retournés nous asseoir avant la fin du dernier acte…!
Arrivés à la hauteur  de nos sièges, tu es resté debout dans l’allée pour me laisser passer …
J’ai senti ton regard dans le noir…Je t’ai souri…tendrement.
 

Manouchka ©

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