Dans le Coeur de ces Bois où poussent les oronges,
De doux et tendres rêves viennent en effeuillée,
À ces tendres souvenirs mon âme reste et songe…

Mon piano danse sous sa folle mélopée;
Battements tout au long de mon corps en ses touches.
Que vouloir de plus mon Roi-Dragon …sinon ta bouche,
D’où s’est déversé l’encre de ta flamme en portée.
Éternelle tendresse jusqu’aux temps reculés,
Où nous nous sommes connus sur une chevauchée ;
Cavalcade des mots à ton sceau ciselés…

Attendre, t’attendre …ne fut pas en vain,
Voilà un doux présent déposé à l’écrin.
Mon Dragon-Roi a touché le coeur de mon âme.
Sous les Ailes des Géants et ta noble flamme,
Dans tes bras enfin…paisiblement je m’endors;
Ma tête se reposant sur ta toison d’Or…

Reviendras-tu mon noble Roi au son du Cor,
Enivrer mon âme désormais assoiffée,
De tes mots en coulée, douce sève en mon corps…

De mon doux chevalier, je porterai l’armure,
Pour la déposer au pied de l’arbre en ramures…

Dans le Coeur de ces Bois…vit un Dragon et une Femme…!

 

Manouchka   ©

 

Publicités