Permettre à l’Âme de descendre,
De ces Hauteurs en Majesté,
Où son Envol l’avait menée,
À la Beauté qui nous transcende.

Quand elle s’écrit en Quatre Signes,
Les mots se dansent sur Quatre Lignes.
Dans l’Encrier du quotidien,
L’Oiseau y trempera sa Plume,
Le Coeur heureux, calme et serein,
Très loin des longs matins de Brume.

Vers l’Horizon, il s’est tourné,
Le Regard songeur des retours,
De ces Voyages qui enivrent,
Après avoir bu à l’Amour,
Et devoir en écrire le Livre,
Comme les Poètes et Troubadours.

J’ai vu se coucher sur la Neige,
Les Soleils d’Étés en Cortège,
Cette Rencontre paradoxale,
Aux couleurs d’Aurores Boréales,
À laissé trace en ma Mémoire,
Comme l’Hostie dans l’Ostensoir.

J’ai vu l’Oeil de mon Frère Dragon
Qui regardait vers l’Horizon,
Ma sœur Tortue de Carapace,
En Quatre pattes laissant sa Trace.
J’ai vu ma Sœur, la Reine des Neiges,
Portant un grand Collier d’Étoiles,
Le Ciel en Lactée sur son Voile,
Avait brodé des perce-neiges.
 
J’ai contemplé les Hautes Cimes,
Empoudrées de Blancheurs Sublimes,
Je me suis accroché à Elles,
Comme si j’avais perdu mes Ailes,
Et tout au long de la Cordée,
À Quatre Mains nous avons joué.
 
En l’Amitié vit sa Mémoire,
Pour faire Cadeau de ses Richesses,
Enrubanné de sa Tendresse,
Jusqu’au Temps d’un nouveau Départ …
 
Manouchka ©
 
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