Il y a de ces mots qu’il faut lire à grandeur d’Âme,
Pour y voir ces Beautés aux couleurs oriflammes,
Qui ont duré au cours des siècles et hors du temps,
Greffés à la Terre comme la Mère les adoptant …
 
Ils offrent leurs Entrailles comme on offre une Fleur
Simplement, tendrement, avec la même ardeur,
D’un Amour grandissant pour la Vie, frères et soeurs,
Libres, sous le même Flambeau du Créateur….
 
Leur liberté ils la paient chère,
Même si leur Vie n’a pas de prix,
Ne reste que le goût amer,
Pour consoler leurs flancs meurtris…
 
Des gouttes d’Encre de Lumière,
Perleront à l’Aube dernière,
Pour se donner encore à boire,
Comme le sang dans un Ciboire…
 
On ne tue pas les mots d’Amour,
Leurs Liens s’accrochent dans nos Veines,
À Fleur de Peau, malgré les Chaînes,
De nos passés parfois trop lourds…
 
Renaîtront de dessous la Terre,
Les Cœurs des Géants de Papier,
Libres sous le Vent de naguère,
Pour danser branches Échevelées…
 
Leurs Racines demeurent Éternelles,
Dans le Papier sous l’Encrier,
Où danseront nos Ritournelles,
Pour célébrer leur Apogée…

Manouchka ©

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