La douleur du départ qui nous laisse orphelins,
En errance sur nos mémoires endolories,
Encore vêtues de souvenirs en nostalgie,
Où seule la mort apaiserait le chagrin…

 

Me jeter dans ses bras pour qu’elle m’emporte au loin,
Près de toi qui m’a délaissé sur le chemin,
De cette vie sombre qui ne me dit plus rien,
Sans ce nous, qui ensoleillait tous mes matins…

 

De ton inobservable présence,
Je m’en contenterai…
De la froideur de l’absence,
Je m’en contenterai…

 

Puisque sous mes pieds déjà, s’entrouvre l’abîme,
Qui à chacun de mes pas risque d’emporter,
Le si peu de courage qui me reste encore,
Pour continuer de vivre jusqu’à l’heure de ma mort…

 

La mort qui désormais habitera mon âme,
Au souvenir de celle qui a été ma femme,
Mon amour et ma tendre tout au long de ma vie,
Qui m’a donné enfants, tendresse à l’infini…

 

Manouchka ©

 

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