Sur mon corps de papier, s’est arrêté le temps,
Où dansaient les secondes, de nos amours d’antan;
J’ai fermé l’encrier, de mon âme alanguie,
Où les mots se sont tus, sur notre histoire finie…
 
Je t’ai aimé d’amour, jusqu’au bout du possible,
Mais l’amour peut mourir, quand il rate sa cible,
Le lyrisme des mots, a choisi l’abstinence,
Devant le puits sans fond, de ton indifférence…
 
Aurais-je écrit encore, malgré la sécheresse,
Pour assouvir ma soif, d’écrire mes ivresses,
Mon coeur comme un buvard, sirote l’encre amère,
De ton départ soudain, vers de nouvelles chimères …
 
Ne me laisse pas mourir, loin de ta bouche tendre,
Qui murmurait en moi, des mots pour me surprendre,
Et m’emporter plus haut, que les cieux étoilés,
Vers un royaume d’or, où l’Alchimiste est né…
 
Je ferme le cahier, sur un monde sans fin,
Comme on cache un trésor, au fond de son écrin;
Son corps de cuir repose, sous ma plume assouvie,
Elle  reviendra encore, du bout de l’Infini…
 

Manouchka ©

 
 
 
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