Que serais-je sans cet art d’écrire,
Sinon, une page blanche et vide,
Dont le sang d’encre de mon âme avide,
Prendrait la route de mes délires…?

Qu’est-ce que la dure réalité,
Face à l’abandon de l’écriture,
D’une histoire d’amour sans bavures,
Dont la trame a cessé de tisser,
Le fil de ces jours ensoleillés,
Que ma tendresse tente de sauver…?

À l’âme avide je vais mendier,
De sa foi et de sa lumière,
Pour que perdure à l’encrier,
L’espoir d’écrire sans lettres mortes,
Ce que ce puits sans fond génère,
De cet amour qui me transporte…

Amour fidèle, amour des lettres,
Qui me nourrit dans tout mon être,
Et qui goûte bon la vie qui danse,
Au milieu de ce feu intense,
Qui me donne soif et qui me brûle
D’écrire  jusqu’à c’que tout bascule…

Comme une amante devant l’amant,
Je m’offre et mets mon âme à nue,
Avec l’absente retenue,
Des mots dans l’aboutissement…

 

 

 

 

Manouchka ©

 

 

 

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