http://www.stefanblondal.com/lioness_french.htm

Sur quatre notes j’ai joué,
À la manière de ceux qui s’aiment,
Au beau milieu de la nuit même,
Cédant mon corps à ton doigté,
Dans un prélude entrelacé,
Sans dire un mot, sans un je t’aime…

Sur quatre notes j’ai dansé,
Mes premiers pas de liberté,
Où des ailleurs m’ont invitée,
À boire à la coupe des sens,
Jusqu’au bout de l’effervescence,
Loin de ce monde trop agité…

Sur quatre notes j’ai chanté,
Le chant de nos âmes fécondes ,
Sur une portée cadencée,
Pour les amants d’un nouveau monde,
Absents de la notion du temps,
Perdus dans l’étourdissement…

Sur quatre notes j’ai pleuré,
Toutes les larmes de mon âme,
Que la Tendresse avait pavée,
Pour préparer mon cœur de Femme,
À vivre les blessures du temps,
Qui nous font fuir les sentiments…

Sur quatre notes j’ai volé,
De tout mon corps, à bras ouverts,
Au-delà de la Voie Lactée,
Où j’ai pu saisir la lumière,
Là où attendent les Grands Oiseaux,
Le dernier lever du rideau…

Manouchka ©

Peinture : Stefan Blöndal : La Lionne du Piano

http://www.stefanblondal.com/lioness_french.htm

Publicités