Et Septembre …!

 

Douceur de septembre ensoleillé,

Où la nature en apogée,

Offre son panier de beautés,

À mon regard émerveillé …

 

L’âme émue devant ce spectacle,

Se souvient de l’amour du monde,

Où la grâce déploie ses miracles,

Faisant oublier les secondes,

Des instants fragiles du présent,

Pareil au vin nous enivrant …

 

Aurais-je bien vieilli comme lui?

D’avoir aimé, aurais-je guéri ?

Serais-je enfin heureuse et libre?

Bien dans ma peau et toutes ses fibres?

Une douce paix m’envahit;

Tendresse en mon âme alanguie…

 

Doux septembre qui rime avec tendre,

Tu nous emporteras l’été,

Quand sa mort viendra sonner,

Ouvrant la porte aux couleurs d’ambre,

Que l’automne sait si bien porter…

 

Pour le moment je reste ainsi,

Savourant toutes les secondes,

Avant d’ouvrir le grand portail,

D’un autre monde et son travail,

Où la musique belle et féconde,

Viendra meubler mon paradis…

 

Manouchka  ©

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Mémoires d’Avril

 

Mémoires d’Avril en mots du cœur;
Enchantement venu d’ailleurs,
Oubliant les neiges en rafales,
Et son blanc décors hivernal…

Tu nous laisses vêtus d’espoir,
Avec des trésors en couvoir,
Dessinant un nouveau décors,
Qui s’embellit à chaque aurore…

Avril tu me séduis toujours,
Quand tu allonges les beaux jours,
Jusqu’au célestes multicolores,
Donnant l’envie d’y croire encore …

Aurais-je vu le jour ici,
Dans une nouvelle maison?
Mon premier souffle dans un cri,
M’a fait voir nouvelle saison…

Que savons-nous du Grand Amour,
Sinon qu’il nous aime au dedans,
Avec la pureté d’un enfant,
Qui nous élève de jours en jours…

De mes plus beaux souvenirs d’enfance,
J’en retiendrai l’énorme chance,
D’avoir vécu sous la guidance,
D’un père rempli de bienveillance…

Ma petite voix me rappelle,
Qu’au plus intime de moi existe,
Ce lieu intime où niche le Ciel,
De ma légende d’Alchimiste…

Manouchka ©

Le corps des mots

L’écriture m’enchante par le coeur de sa présence,
En ses terres et son antre reposent les semences,
Que les encres vont verser, sur le corps des papiers,
Jouant avec les mots, des souvenirs au gré…
 
Dame plume se revêt de tendresse et d’amour,
Pour danser pas de deux avec le Troubadour,
Faisant fi des ratures, aux allures de brouillon,
Au milieu de l’orage de l’inspiration …
 
Tout est sujet à dire, le meilleur comme le pire;
La naissance et la mort, les raisons et les torts,
Les victoires, les échecs, tout ce qui vient avec,
Les amours, les ruptures, et encore et encore…
 
Et encore et toujours, valser avec l’Amour,
Qui nous donne toujours soif, avec ses beaux discours,
Comme un désert de sable, qui nous tue, nous laboure,
Et la peau et les yeux, comme font les vautours…
 
Une vue redonnée au détour du sentier,
Comme un premier regard de la mère sur l’enfant,
Encore recouvert des empreintes de son sang,
Et qui pleurent de bonheur, de s’être enfin trouvés …
 
Le masque se désagrège devant l’âme éblouie,
Par la lumière qui vient mettre à jour le génie,
D’un esprit créateur aux trésors enfouis,
Révélant au grand jour, la parole affranchie…
 

Manouchka ©

Mourir pour vivre

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Dans l’urne blanche de mon esprit,
Sommeillent encore tous mes espoirs,
Entremêlés aux désespoirs,
Du temps à vivre ou à mourir…
Détresse en mon corps affaibli,
Par le poison de la chimie,
Que la guerrière en moi affronte,
Essayant d’oublier la honte,
De perdre peu à peu la face,
Devant ce reflet dans ma glace…
Ce corps d’avant l’âge vieilli,
Je n’en retrouve plus la trace,
De la beauté et de la grâce,
Face à ses galbes amaigris…
Mais qu’est-ce que le corps sans son âme?
Mais qu’est-ce qu’une vie sans essence,
Sinon un monde d’apparence,
Que l’on pleure, qu’on soit homme ou femme …
Ma compagne, mamie, mon Âme Soeur,
Ma douce lumière qui me berce,
Malgré les ronces qui me transpercent,
Dans mon jardin, tu es la fleur
Qui éclaircit les noires heures,
De mes tempêtes intérieures…

Mon âme intérieure

Ma plume s’essouffle sous l’émotion,
Sa danse nouvelle se fait rare,
Moment de grâce comme un phare,
D’une écriture à l’abandon …
Manouchka ©

VIBRATIONS …!

Mon âme se fait intense,

Comme un vent de sortilège,

Forçant glaçons et neiges,

À s’embrasser dans une danse :

Mes émois derrière le voile,

De mes lumières obscurcies,

M’amènent vers les étoiles,

Dans un ciel d’azur noirci,

Comme l’est parfois la vie…

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Je regarde en bas vers la Terre,

Et je la perçois étrangère,

À ma souffrance et celles d’autrui,

Qu’à chaque seconde elle porte,

Comme l’encrier ma poésie,

De cent mille mots en cohorte…

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Où vont-ils, revêtus d’espoirs,

Traversant les pires abattoirs,

Sinon au large des ouragans,

Pour rassurer les hommes perdus,

Dont les bateaux se sont échus,

Sur des îles qui ne figurent plus,

Sur les cartes fragiles du temps…

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Ce temps qui fuit à ma portée,

Pour me rappeler qu’il avance,

M’astreignant à m’arrêter,

Au carr’four de mes souvenances,

Et revoir mes rêves d’enfance,

Que j’ai trop longtemps délaissés…

Manouchka ©

Saison du Coeur

Au cœur de ma saison une brèche s’est ouverte,

Un accord de piano a vibré sur ses cordes,

Requiem automnal sur des notes monocordes,

Coulant sans s’arrêter comme une plaie ouverte…

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Abandonner, s’abandonner, tout redonner;

Ne plus être qu’une pâle coquille évidée,

Du temps et des aberrantes saisons passées,

À chercher au dehors de sa réalité…

À ma douleur portera la consolation,

Sur les ailes géantes de la résilience,

Au-dessus des noirs univers de la souffrance,

Aussi incompréhensible que l’abandon…

Dans ma maison, le temps se fera plus clément,

Où les heures, une à une, passeront doucement,

Dans ma tête égrugée par tous ces lourds ramages,

En se faisant silence comme avant les orages…

Dans ce grand silencieux se fera la lumière,

Comme saison nouvelle, comme saison première,

Au jardin de l’Eden près de l’Arbre de Vie,

Où jadis un enfant vit notre galaxie…!

Manouchka ©

ÉCLOSION …!

 

Mère Lune pleure ses Étoiles…affanoso

Sa musique s’est tue, comme en hiver le ruisseau…

Elle continue de danser et chanter… a capella,

Priant pour retrouver le rythme de son pas…

 

Mais l’encre se vide de l’encrier meurtri,

Devant le combat de la mémoire et l’oubli…

Occultant sombre secret sous son corps blanc;

Page blanche où les pieds de vers demeurent absents…

 

Mourant de soif, l’encrier tendait vers sa fin !

Survint un doux présent déposé à l’écrin…

L’Oiseau a porté le Vertige jusqu’à mon âme,

Ailes de Géant, portant couronne; noble flamme…

 

Près de votre encrier, désormais je m’endors,

Ma tête repose au pied de sa Plume d’Or…

 
Manouchka ©

Paix en ce monde…

 
Un Lien de Soie doux comme l’Aurore;
Entre les draps blancs dorment encore,
Le Corps des mots de l’Encrier,
Qui veulent se donner tout entiers… 
 
Portant le Rêve au Souvenir,
Celui d’Hier pour l’Avenir,
Où tous les Peuples viendront mourir,
Laissant leurs Âmes les accomplir…
 
Ces Grands Oiseaux d’Éternité,
Ils appartiennent au monde entier,
Et à tous ces gens de ma Race,
Que toute ma Tendresse embrasse…
 
Dans le Coffre de L’Espérance,
Brille une Lumière intense,
Un Rêve venu de mon Enfance,
Encore ténue de l’Innocence…
 
Un Lien de Soie doux comme le Soir;
Entre les draps dansent encore,
Le Corps des mots qui veulent éclore,
En Quatre Temps sur nos Espoirs…
 
Tenant l’Amour à bras le Corps,
Le parfumant d’Éternité,
En le poussant à s’envoler,
Porter la Paix comme un Trésor…
 
Ouvrons nos Yeux, ouvrons nos Âmes,
Pour l’accueillir comme une Femme,
Au creux de nos ventres blessés,
Pour la laisser nous réparer …
 
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Manouchka ©