VIBRATIONS …!

Mon âme se fait intense,

Comme un vent de sortilège,

Forçant glaçons et neiges,

À s’embrasser dans une danse :

Mes émois derrière le voile,

De mes lumières obscurcies,

M’amènent vers les étoiles,

Dans un ciel d’azur noirci,

Comme l’est parfois la vie…

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Je regarde en bas vers la Terre,

Et je la perçois étrangère,

À ma souffrance et celles d’autrui,

Qu’à chaque seconde elle porte,

Comme l’encrier ma poésie,

De cent mille mots en cohorte…

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Où vont-ils, revêtus d’espoirs,

Traversant les pires abattoirs,

Sinon au large des ouragans,

Pour rassurer les hommes perdus,

Dont les bateaux se sont échus,

Sur des îles qui ne figurent plus,

Sur les cartes fragiles du temps…

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Ce temps qui fuit à ma portée,

Pour me rappeler qu’il avance,

M’astreignant à m’arrêter,

Au carr’four de mes souvenances,

Et revoir mes rêves d’enfance,

Que j’ai trop longtemps délaissés…

Manouchka ©

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Saison du Coeur

Au cœur de ma saison une brèche s’est ouverte,

Un accord de piano a vibré sur ses cordes,

Requiem automnal sur des notes monocordes,

Coulant sans s’arrêter comme une plaie ouverte…

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Abandonner, s’abandonner, tout redonner;

Ne plus être qu’une pâle coquille évidée,

Du temps et des aberrantes saisons passées,

À chercher au dehors de sa réalité…

À ma douleur portera la consolation,

Sur les ailes géantes de la résilience,

Au-dessus des noirs univers de la souffrance,

Aussi incompréhensible que l’abandon…

Dans ma maison, le temps se fera plus clément,

Où les heures, une à une, passeront doucement,

Dans ma tête égrugée par tous ces lourds ramages,

En se faisant silence comme avant les orages…

Dans ce grand silencieux se fera la lumière,

Comme saison nouvelle, comme saison première,

Au jardin de l’Eden près de l’Arbre de Vie,

Où jadis un enfant vit notre galaxie…!

Manouchka ©

ÉCLOSION …!

 

Mère Lune pleure ses Étoiles…affanoso

Sa musique s’est tue, comme en hiver le ruisseau…

Elle continue de danser et chanter… a capella,

Priant pour retrouver le rythme de son pas…

 

Mais l’encre se vide de l’encrier meurtri,

Devant le combat de la mémoire et l’oubli…

Occultant sombre secret sous son corps blanc;

Page blanche où les pieds de vers demeurent absents…

 

Mourant de soif, l’encrier tendait vers sa fin !

Survint un doux présent déposé à l’écrin…

L’Oiseau a porté le Vertige jusqu’à mon âme,

Ailes de Géant, portant couronne; noble flamme…

 

Près de votre encrier, désormais je m’endors,

Ma tête repose au pied de sa Plume d’Or…

 
Manouchka ©

Paix en ce monde…

 
Un Lien de Soie doux comme l’Aurore;
Entre les draps blancs dorment encore,
Le Corps des mots de l’Encrier,
Qui veulent se donner tout entiers… 
 
Portant le Rêve au Souvenir,
Celui d’Hier pour l’Avenir,
Où tous les Peuples viendront mourir,
Laissant leurs Âmes les accomplir…
 
Ces Grands Oiseaux d’Éternité,
Ils appartiennent au monde entier,
Et à tous ces gens de ma Race,
Que toute ma Tendresse embrasse…
 
Dans le Coffre de L’Espérance,
Brille une Lumière intense,
Un Rêve venu de mon Enfance,
Encore ténue de l’Innocence…
 
Un Lien de Soie doux comme le Soir;
Entre les draps dansent encore,
Le Corps des mots qui veulent éclore,
En Quatre Temps sur nos Espoirs…
 
Tenant l’Amour à bras le Corps,
Le parfumant d’Éternité,
En le poussant à s’envoler,
Porter la Paix comme un Trésor…
 
Ouvrons nos Yeux, ouvrons nos Âmes,
Pour l’accueillir comme une Femme,
Au creux de nos ventres blessés,
Pour la laisser nous réparer …
 
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Manouchka ©