Murmures …!

Pendant que la poésie se terre dans ton jardin de mélancolie ;

Moi…Je t’aime !

Pendant que pleure le ciel sur les eaux de tes souvenirs ;

Moi…Je t’aime !

Pendant que la neige noire fond sur l’asphalte dure de ton passé ;

Moi…Je t’aime !

 

Pendant que le sommeil se fait l’étranger de tes nuits blanches ;

Moi…Je t’aime !

Pendant que la musique de ton Âme compose avec le silence ;

Moi…Je te parle !

Pendant que ressuscite en toi, l’émergence de respirer et de vivre ;

Moi…Je t’embrasse !

 

Manouchka ©

 

Publié chez Mots de Femme :

https://madeleinelafrance.wordpress.com/2019/03/16/murmures/

Image :  Catrin+Welz-Stein

Publicités

Coeur de femme, Coeur de velours

Cœur de Femme, Cœur de Velours,
Vase dont l’Âme n’est qu’Amour.
Depuis tant de temps , tu te donnes
Pour tes enfants  et pour l’Homme.
 
Cœur de Femme , Cœur de Velours,
La Lumière brille  sur ton front
Telle une Étoile en effusion,
Menant sa Race vers son Jour.
 
La Liberté est ton Emblème
Que tu offres à ceux que tu aimes,
Qu’ils s’affranchissent de leurs servitudes,
Pour vivre enfin les Béatitudes…
 
Le Temps de L’Esprit est venu,
Il a élu domicile en nos Cœurs.
Devant Lui nos âmes mises à nu,
Revêtiront la robe du Vainqueur.
 
Jetez  maintenant bien loin de vous,
Ces pensées qui vous assombrissent.
Fini, le temps des remous,
Où tout n’était qu’artifices.
 
Choisir d’Aimer est l’ultime Mission
Pour laquelle nous sommes ici.
Buvons à la même Coupe de la Vie,
En route vers notre Ascension …
 
Du Cœur de la Terre, un chant s’élève,
Sa Musique est douce comme la Sève
Qui s’écoule en Silence du Cœur de l’Agneau,
À chaque  Printemps  de Renouveau.
 
Cœur de Femme, Cœur de Velours,
Tu portes en toi la Force du Temps
Qui nous rappelle  à nos  Amours,
Pour une Terre et ses Enfants …!
 
Manouchka   ©
 
Écrit en 2011,  et publié sur  » Mots de Femme  ».
Je publie à nouveau ici, suite à ma lecture de
l’article  » Combats de Femmes  » , lu chez  » Les Belles Sources  »
et que je vous invite à consulter.
Lien corrigé :   https://lesbellessources.com/2019/02/03/combats-de-femmes-djamila-boupacha-gisele-halimi-simone-de-beauvoir-simone-veil-et-quelques-autres/
 
 
 
 

Neiges de Février …!

Il a  neigé sur mon Pays…

 

Ma terre est une page blanche,

Où j’y tracerai mon histoire,

À petits pas, comme à grands pas,

Comme l’on fait, lorsque l’on danse,

Sur l’horizon de nos espoirs,

Malgré la neige, malgré le froid…

 

Il a neigé sur mon Pays…

 

Malgré le froid, malgré la neige,

Que l’on secoue de ses épaules,

Comme un malheur qui nous frôle.

Février danse avec le temps,

Avec la force d’un perce-neige,

Comme un avant-goût du printemps …

 

Il a neigé sur mon Pays…

 

Le soir s’est revêtu de rose,

Les bras du jour l’étreignent encore,

Comme un long baiser qui s’impose,

Lorsque deux âmes soeurs s’adorent.

Et la nuit hisse la grand-voile,

Jusqu’au ciel noir serti d’étoiles…

 

Il a neigé sur mon Pays…

 

Avant chaque aube qui se lève,

Prélude au combat de la nuit;

Tempêtes, giboulées et froidures,

Fracassent le dos de nos armures,

Mais l’espérance comme une trêve,

Conforte le cœur et l’esprit …

 

Il a neigé sur mon Pays…

 

Et pour que chaque enfant renaisse,

Il y a les douleurs de la mère …

Pour que la semence progresse,

Il y a les blessures de la terre…

Pour recevoir l’onction de vie,

J’ouvre mon âme à l’Infini…

Manouchka  ©

PEINTURE : Noëlle Clément

Page Web : noelleclement.unblog.fr

Encrage

Tant de beautés jalonnent les espaces;
Celle qui me tient au creux de ton antre,
Est l’amour des mots qui refait surface,
Depuis l’abandon de ma plume à l’encre …
 
Je tremble sous l’inspiration qui vient,
Pour murmurer tant d’amour à mon âme,
Qui danse dans la paume de ma main,
Comme sait bien danser le corps des femmes…
 
Je m’abandonne à ta douce présence,
Qui caresse en moi l’artiste en transe,
Préférant écrire sur la blanche Lune,
Que de chercher asile à la  » une  » …
 
Toi la vie, qui coule de mon encrier,
Tu enracines en moi la vérité,
Celle que je m’efforce de coltiner,
En la déshabillant des préjugés…
 
Je ne vois pas le jour que s’arrête
La cavalcade de mes émotions,
Qui viennent s’étendre au pied du maître,
Dociles comme les brebis que l’on tond…
 
Je visiterai encore mes hiers,
Car ils témoignent de tout ce que je suis,
Et je me donnerai dans l’aujourd’hui,
Le droit d’auteure, celui d’en être fière…
 
 
Manouchka ©
 

Dragon des Neiges

Sur un rocher de glace, j’ai gravé ton prénom,
Je l’ai, d’Âme éternelle, soigneusement choisi,
Pour que reste le lien, que l’amitié unit,
Trésors de bonne fortune, que nos mots compagnons…
 
A-t-on jamais vu encore un Dragon des Neiges,
Noble gardien de lune, de sa blanche montagne,
Où il prendra pays, en cordée et cortège,
Jouer à quatre mains, un hymne de Cocagne…?
 
Rien ne l’arrêtera sur le sentier glacé ;
Traverser ce désert, sans vouloir dominer,
Juste le contempler, dans sa chair le porter,
Au-delà du regard, où le vers est donné…
 
Sonnez cors et trompettes, c’est l’heure du départ !
Préparez les traîneaux, pour la grande envolée.
Femmes ne pleurez pas, son retour en janvier,
Viendra bien consoler, vos ardeurs délaissées…
 
Blanches comme la neige, douces comme le soir, 
Elle accueillent les mots, chantant une berceuse,         
À la porte du rêve, derrière le miroir,
Où le givre dessine, des dentelles soyeuses…   
 
J’ ai mis dans ton carquois, une pensée de moi,
Je savais à l’avance, te manquer dans ce froid.
Comme le pain quotidien, la tendresse se partage,
Puisque l’encre voyage, sur un tapis de pages…
 
Manouchka ©
1er décembre 2011
Pour un ami, fidèle compagnon de sa montagne bien-aimée